Il était une fois un chargé de communication qui ne s'ennuyait pas dans son travail. Certes c'était intéressant mais il ne lui apportait que peu de reconnaissance professionnelle en interne; il était bientôt plus reconnu en dehors de son entreprise que chez lui. Bien ! Valorisant ! direz-vous, ok, mais il y a un moment ou l'individu ne peut se substituer à l'entreprise qui l'emploie, qui prend des décisions et assure certaines responsabilités. Un beau jour, le directeur et le directeur adjoint sont remplacés en même temps. On n'avait jamais vu cela ! Qu'allait-il se passer ? Ce ne serait pas pire. Faisons connaissance avec les nouveaux directeurs : présentation, travaux en cours, missions, bla bla bla ... Rien ne change dans l'immédiat, on continue sur la lancée si ce n'est que les crédits sont tenus de manière ferme à la limite de la radinerie. Il ne fallait pas se le cacher, ça passait ou ça cassait, mais ce changement pouvait être salutaire.

Quelques mois après, audit, consultants, quel avenir ? qu'est ce que vous faites ? qu'est ce qui coûte et qui ne rapporte rien ? et suivez mon regard ...

Résultats, on peut continuer mais à la condition qu'il y ait moins de monde. Aïe !

Et le personnel, et les syndicats qu'est ce qu'ils pensent ? On n'est pas d'accord. Le projet de réorganisation fait peur, ça grogne, la direction freine mais ne renonce pas (en réalité il est vraiment nécessaire de faire quelque chose car la situation est mauvaise).

Pendant ce temps là, le chargé de communication ronge son frein, certes il a pu en placer une ou deux auprès des consultants, mais ils étaient tellement peu sympa, qu'on ne pouvait s'attendre qu'à des licenciements pour relancer la machine. Lorsque la situation est grave, il est insupportable de ne pas être entendu; tous les salariés ne sont pas des cancres qui font péricliter l'ensemble. Ils ont souvent une bonne connaissance des dossiers et des solutions à mettre en oeuvre pour aller de l'avant, mais y'a souvent personne pour entendre ou avoir du courage pour le faire.

Résumons : une direction qui doit prendre un décision pour pérenniser une structure ou la fermer, un personnel pas d'accord pour finir sous la guillotine et qui rue dans les brancards en faisant savoir de manière désordonnée qu'il est attaché à ce qu'il fait et qu'il veut continuer.

Tout cela semble être entendu : prmière décision les consultants servent de fusibles, ils sont virés "une fois de plus ils n'ont rien compris aux hommes et n'ont vu que les chiffres". On reprend le projet ou plutôt on se pose les questions : quel projet pour quel avenir, avec qui et comment, et cette fois on s'appuie sur les compétences en place et les instances représentatives du personnel.

Le chargé de communication n'est pas dans le jeu, le responsable de la formation et syndicaliste au passage, est plus en cours sur le projet. Mais des "problèmes de communication" se profilent. Les réunions et les groupes de travail, ça va bien mais ça tourne en rond. Le personnel non cadre s'impatiente. Les cadres qui se comportent pour certains comme de véritables barons féodaux freinent des quatre fers. Résultat on ne voit rien venir.

Et puis un jour, convocation du chargé de communication chez le directeur. Pour la première fois de sa carrière il avait à faire à un directeur à l'écoute, pas tous les jours certes, vous voyez ce que je veux dire, c'est bêtement humain. Au cours de cet entretien le directeur tint les propos suivants : "Que faut-il faire ou dire pour être cru quand on est de bonne foi ? je ne sais plus, il y a des moments où je me demande..". Terrible aveu ou révélation qui vous prend à la gorge. Que répondre ? Que suggérer ?

Si on ne s'en fout pas et bien on répond naturellement et humainement . Le chargé de communication propose alors au patron d'organiser des réunions d'expression directe en petits comités, pas les grand messe, mais des rencontres service par service au siège et en province. Le chargé ne se souvient pas de la réponse faite car il n'y en a pas eu. L'entretien se termina peu après. La réponse vint une semaine plus tard, vous avez une grande latitude pour mettre sur pied ces réunions, bien sûr sans jeter l'argent par les fenêtres. Commença alors une sorte de tournée des popotes pour présenter, expliquer, convaincre, répondre aux questions angoissées

Fort de cette première démarche, le chargé de communication réalisa un audit de communication interne, lança une feuille de chou bien sûr (y'avait pas encore d'intranet cher lecteur). Sa fonction fut pleinement accaparé par le projet d'entreprise qui prenait enfin un nom et une forme. Il réalisa ensuite des enquêtes pour mesurer les attentes et les progressions du projet. Il fit partie du comité de pilotage avec les consultants, le DRH, le responsable formation et s'initia aux relations sociales.

Comme cette histoire se passait dans le secteur public, je ne vous l'avais pas encore dit, le ministre de la fonction publique lança à cette période le programme de Renouveau du service public. Le directeur, haut fonctionnaire, décida de se greffer sur ce programme pour faire reconnaître son projet et ses premiers résultats. Le chargé de communication se trouva embarquer sur les estrades des forum avec d'autres collègues pour présenter et tout ce qui se passe dans un projet de réorganisation (les peurs, les pour, les contre, les avancées, les reculades, les premiers résultats). Vous me croirez, si vous voulez, et bien nous fûmes reconnus comme une des dix expériences reconnues de Renouveau du service public.

Le chargé de communication a pu évolué de celui qui fait à celui qui suggère et conseille un peu (faut rester modeste). Le chargé de communication a passé de bien bon moments professionnels car il lui était permis de faire jouer sa capacité d'expertise à partir de ses compétences et de son expérience. On ne rencontre pas tous les jours des managers avec qui le boulot ne se résume pas qu'à exécuter une liste de tâches sans fin.

Une autre fois le directeur demanda au chargé de communication d'annoncer une décision importante. Ce dernier lui expliqua que ce n'était pas de sa responsabilité mais plutôt de celle du chef d'entreprise, car certaines décisions ne peuvent être annoncées que par le responsable pour qu'elles soient reçues et entendues comme il se doit. Ce fut accepté et fait par le directeur. Le chargé de com n'est pas automatiquement le porte-parole du château !

Pour compléter lire :
Les activités du responsable de la communication
Le rôle du chargé de communication - suite

 

There once was a communications officer who was not bored at work. While it was interesting but it brought him little professional recognition internally and was soon recognized outside of his business and at home. Well!Rewarding! you say, ok, but there is a time when the individual can not substitute for the company that employs him, which makes decisions and carries out certain responsibilities. One day, the director and deputy director shall be replaced at the same time. We had never seen it! What would happen? It would not be worse. Get acquainted with the new directors: presentation, work in progress, missions, blah blah blah ... Nothing changes in the immediate future, we continue the momentum except that the credits are kept so close to the limit of stinginess. You should not hide the fact that it happened or it broke, but this change could be beneficial.

Within months, audit, consulting, what future? what do you do? What about costs and who does not pay? and follow my eyes ...

Results, it can continue but only if there is less crowded. Ouch!

And staff, unions and what they think? We do not agree. The proposed reorganization is scary, it growls, management slows but does not give up (actually it is really necessary to do something because the situation is bad).

Meanwhile, the communications officer chomping at the bit, he could certainly put one or two from consultants, but they were so little fun, we could only expect layoffs to revitalize the When the situation is serious, it is unbearable not to be heard, all employees are not dunces who collapse all.They often have a good knowledge of the issues and solutions to implement to move forward, but there's often no one to hear or have the courage to do.

To summarize: a direction that must take a decision to sustain a structure or close, staff disagree to finish the guillotine and the street in stretchers by indicating in a disorderly manner that is attached to what he done and he wants to continue.

All this seems to be heard: prmière decision consultants serve as fuses, they are transferred "once again they did not understand the men and have only seen the numbers." It takes up the idea or rather we ask ourselves the questions: what future for any project, with whom and how, and this time it builds on existing skills and employee representatives.

The communications officer is not in the game, the head of training and passing trade unionist, is underway on the project. But "communication problems" looming. Meetings and working groups, it's good but it keeps turning. The non-executives are impatient. Frameworks that behave as true for some feudal barons parties are resisting. Result we see nothing coming.

And then one day, call the communications officer to the director. For the first time in his career he had to do a director listening, certainly not every day you see what I mean, it's stupidly human. During this interview the director made the following remarks: "What should I do or say to be believed when one is in good faith? I do not know, there are times when I wonder ..".Terrible confession or revelation that grabs you by the throat. That answer?That suggest?

If you do not care and not much is answered naturally and humanely. The communications manager then offered to organize meetings to direct expression in small groups, not the great mass, but a per-service meetings at headquarters and in the provinces. The charge does not remember the answer given as there were none. The conversation ended shortly thereafter. The answer came a week later, you have wide latitude to set up these meetings, of course without throwing money out the windows. This began some sort of tour of Meals to present, explain, persuade, anxious to answer questions

With this first step, the communications officer rélaisa an audit of internal communications, launched a cabbage leaf, of course (not yet y'avait intranet dear reader). Its function was fully captured by the business project that finally took a name and form. He then directed surveys to measure expectations and progression of the project. It was part of the steering committee with consultants, HRD, training manager and was initiated into the social relations.

Like this story took place in the public sector, I had you not said, the Minister of Public Service launched the program at this time of renewal of public service. The director, officer, decided to graft onto the program for recognition of their project and its first results. The communications officer found himself embarking on the stands of the forum with other colleagues to present and everything that happens in a reorganization plan (fears, for, against, the progress, setbacks, the first results) Believe me, if you want, and we were well recognized as one of ten recognized experiences of public service renewal.

The communications officer was changed from that fact that suggests and advises a bit (must be modest). The communications officer spent very good time professional because he was allowed to play its expertise from its expertise and experience. Do not occur every day of the managers with which the job is not just to run an endless list of tasks.

Another time the director asked the communications officer to announce an important decision. The latter explained to him that it was not his responsibility but that of the entrepreneur, since some decisions can not be announced by the head so that they are received and understood as it should. It was accepted and made by the Director. The charge is not automatically understand the spokesman of the castle!

To read complete:
The activities of the Head of Communications
The role of communications officer - continued